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La chanson pour…être une rock star décadente.

Les raisons qui me font aimer Mötley Crüe sont essentiellement extra-musicales. Et pour cause leur musique est plus que moyenne (pour rester correcte). Mais ils sont les kitcho-crasseux Mötley Crüe et rien que pour ça je les aime.

Ooh, are you ready girls? 
Ooh, are you ready now? 
Ooh, yeah 
Kickstart my heart 

J’ai dernièrement publié un article sur The Dirt (littéralement « La crasse »), leur biographie. Pour vous donner envie d’aller le lire, et comprendre un peu sur quel registre se tient le groupe, je laisse les Mötley Crüe s’exprimer:

 « Tous les jours après la répète, je passais la prendre en camion et on allait faire un tour avant de s’arrêter dans un endroit tranquille pour qu’elle puisse prendre son pied. J’adorais qu’elle balance son liquide sur moi. Le problème était que mon camion commençait à puer. Un après-midi j’ai emmené ma mère faire des courses et elle n’arrêtait pas de me demander ce qui pouvait bien puer comme ça. J’étais obligé de lui répondre que je ne savais pas »-Tommy

« Grâce à madame Anderson [mon institutrice], j’ai eu la révélation de ce qui allait être le principe de base de toute ma vie: les nanas sont chaudes »-Vince

« On s’achetait des burritos aux œufs chez Noggles. On croquait dans un bout et on fourrait notre bite dedans[…]pour couvrir l’odeur des autres nanas qu’on se tapait, et ainsi éviter à nos copines de deviner qu’on se tapait tout ce qu’on trouvait d’assez stupide et bourré pour monter dans le camion de Tommy »-Vince

« Quand on voulait utiliser le four, il nous fallait le faire marcher à fond pendant une bonne dizaine de minutes pour tuer les régiments de cafards qui pullulaient à l’intérieur. On avait pas les moyens de se payer des pesticides, alors on utilisait de la laque en bombe et un briquet pour cramer ces saloperies. Bien sûr, on se payait quand même (ou on piquait) des trucs importants comme de la laque, car il fallait avoir les cheveux laqués pour avoir de la classe dans les clubs »-Vince

:« Si il y a bien un trait génétique qui élimine automatiquement un mec capable de faire du rock’n’roll , c’est bien les cheveux frisés. Aucun mec frisé n’a de la classe[…] les seules exceptions sont Ian Hunter de Mott The Hoople, dont les cheveux sont plus ondulés que frisés, et Slash mais ses cheveux sont bouffants, je trouve ça cool »-Nikki

«On pensait qu’on était les pires créatures habitant sur cette terre. Personne n’allait aussi loin que nous, n’en faisait autant que nous. Il n’y avait pas de compétition […]On pensait qu’on avait élevé l’attitude animale à une forme d’art. Et là on a rencontré Ozzy. »-Nikki

« J’ai regardé Autant en emporte le vent pour la première fois avec Shannen chez moi car elle était censée jouer le rôle de Margaret Mitchell dans un prochain film. Mais la seule chose qui m’a traversé l’esprit, c’était de mettre ma bite dans son cul »-Vince

 


La chanson pour…bouger son boule.

Pour bouger les boules sur le dancefloor, le DJ a tendance à favoriser Sean Paul ou Beyoncé. Ce qui est, à mon humble avis, une grossière erreur. La meilleure pour ça, c’est Lova.

Sorti en 1988, Et je danse de Lova Moor est une pure merveille disco-kitch (avec un petit rap de Lova à la fin) qui fait rimer danse avec cadence et balance. D’ailleurs si quelqu’un peut m’expliquer le concept de « tête qui tourne comme une balance », je prends. Le clip étant une valeur ajoutée (hum ces scènes au bord de la piscine, transformée par la magie des effets en écran vidéo).

Allez, un petit bonus, le secret de beauté de Lova:

Lova et la forêt.

 
Et je danse (danse, danse)
Oui je danse (oui je danse)
Y’a plus rien qui compte que la danse
Emportée je suis par la cadence
Et je danse danse danse
Je danserais des nuits entières


La chanson pour…se mettre au coin du feu.

Je n’ai pas de cheminée. Je n’ai jamais eu de cheminée. Pourtant, j’ai une idée précise de LA chanson qui serait idéale pour me plonger dans mes pensées devant un bon feu.

Parue en 1967 sur le premier album du poète Leonard Cohen (sobrement intitulé Songs), « The stranger song » est, à l’image des autres titres de l’album, une chanson aux arrangements réduits à leur plus simple expression (en gros, un mec, une guitare, pas de fioritures). Je me souviens parfaitement de la première fois que je l’ai entendue: c’était sur une « chaine radio » pourrie qui existait sur Canal Satelite. A chaque fois qu’une chanson était diffusée, un visuel pixelisé de l’album (ou du single) s’affichait à l’écran. Et soudain Leonard (que je connaissais déjà vaguement).

Un total hasard, des frissons, une larme.  Yoda aurait senti un bouleversement dans la force, j’ai senti un bouleversement dans mes tripes. Je venais de rencontrer Leonard Cohen.

It’s hard to hold the hand of anyone
Who is reaching for the sky just to surrender